Le régime iranien serait “en mode survie” suite aux manifestations dans le pays
Selon des informations obtenues par le New York Times, certains hauts responsables de la République Islamique admettent que les autorités sont actuellement en mode survie. Selon ces hauts fonctionnaires iraniens, il n’existerait aucune stratégie concertée pour endiguer les protestations ni de perspective claire pour la relance de l'économie ou la levée des sanctions.
Ces derniers jours, le président Massoud Pezechkian a tenté d’apaiser les tensions en reconnaissant la colère du public contre la situation économique difficile que traverse le pays. En revanche, le bureau d’Ali Khamenei et les Gardiens de la révolution prônent une ligne plus dure.
Le guide suprême a imputé le déclin économique du pays à des facteurs étrangers, tout en étant contraint de reconnaître la légitimité de la protestation des commerçants des bazars de Téhéran qui constituent pourtant un soutien traditionnel au régime.
L'écart entre les messages des deux entités du pouvoir politique en Iran reflète un débat interne entre le président et le guide suprême sur la manière de gérer la protestation : une répression sévère qui pourrait déclencher une flambée généralisée, ou un confinement prudent qui serait perçu comme une faiblesse. La semaine dernière, le président iranien a tenu deux réunions d'urgence avec ses conseillers économiques afin d'obtenir des directives sur la rédaction d'un message à diffuser en cas d'aggravation de la crise.
Selon deux sources présentes à ces réunions, certains conseillers ont recommandé au chef d’Etat iranien de se dédouaner publiquement de la responsabilité des manifestations en cours et d’en rejeter la faute sur Ali Khameinei.
Le guide suprême iranien pourrait s’enfuir en Russie et à Moscou
Un rapport des services de renseignement révélé par le journal britannique Sunday Times indique que le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a l'intention de mettre en œuvre un plan de secours pour s'enfuir à Moscou et ce si les manifestations dans le pays s'aggravent ou si ses forces de sécurité l'abandonnent.
Le plan prévoit de faire venir jusqu'à 20 collaborateurs et membres de la famille, et vise à s'inspirer de la fuite de son allié, le dirigeant syrien déchu Bachar al-Assad, qui a fui Damas en avion pour Moscou afin de rejoindre sa famille, avant que les forces d'opposition ne prennent d'assaut la capitale en décembre 2024.