Antony Blinken et l'envoyé spécial américain Amos Hochstein sont arrivés au Moyen Orient.


22 octobre 2024

Antony Blinken entame son voyage au Proche-Orient par une visite en Israël.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken est parti hier pour le Moyen Orient alors que Washington continue ses efforts pour relancer les pourparlers sur l’accord de « trêve contre libération d’otages »

C’est le onzième voyage du haut diplomate américain dans la région depuis le pogrom du 7 octobre 2023.

Le département d'État a précisé que le voyage du haut diplomate commencerait par Israël, sans toutefois fournir de détails sur les autres destinations.

« Dans toute la région, le secrétaire d’État Blinken discutera de l’importance de mettre fin à la guerre à Gaza, d’assurer la sécurité de tous les otages et d’alléger les souffrances du peuple palestinien »,

« Il poursuivra les discussions sur la planification de la période post-conflit et insistera sur la nécessité de tracer une nouvelle voie qui permette aux Palestiniens de reconstruire leur vie. ». C’est ce qu’on pouvait lire dans le communiqué le Département d’État.

 L'envoyé spécial américain Amos Hochstein s'est rendu à Beyrouth pour des discussions avec des responsables libanais sur les conditions d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.

 Hochstein a déclaré que le conflit avait "échappé à tout contrôle", soulignant l'urgence de la situation. Selon le diplomate, un simple engagement des deux parties à respecter la résolution 1701 de l'ONU, qui avait mis fin au conflit de 2006, ne suffit pas. Il a souligné que ni le Hezbollah ni Israël n'avaient correctement mis en œuvre cette résolution, qui prévoit que le sud du Liban soit libre de toute présence armée autre que celle de l'État libanais.

 Hochstein a indiqué travailler avec les gouvernements libanais et israélien pour trouver une formule mettant fin définitivement à ce conflit. Après une rencontre "très constructive" avec le président du Parlement Nabih Berri, un allié proche du Hezbollah, Hochstein a réitéré la volonté des États-Unis de mettre fin à ce conflit "le plus rapidement possible", conformément aux souhaits du président Joe Biden.

 Selon ces sources, toute modification de cette résolution pourrait nécessiter l'approbation de la Russie et de la Chine, ce qui placerait les États-Unis dans une confrontation diplomatique pour laquelle ils ne seraient pas prêts actuellement.

 Selon un rapport d'Axios, Israël aurait présenté la semaine dernière aux États-Unis ses conditions pour mettre fin à la guerre au Liban. Parmi les principales exigences israéliennes figure le droit de s'assurer activement que le Hezbollah ne se reconstitue pas dans le sud du Liban. 

Israël demande également que son armée de l'air ait une liberté d'opération dans l'espace aérien libanais. Ces demandes sont en contradiction avec la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU.