11 décembre 2023
Au moins 4.000 personnes, selon les chiffres de la police de Bruxelles-Capitale, 7000 selon les organisateurs étaient réunies, dès 14h00, sur la place de la Chapelle lors de la marche nationale contre l'antisémitisme
La marche nationale contre l'antisémitisme s'est tenue dimanche dans la capitale, à l'initiative du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), du Forum der Joodse Organisaties (FJO) et de la Ligue Belge contre l'Antisémitisme (LBCA). Placée sous haute surveillance, cette marche se voulait citoyenne et sans récupération politique.
Ce rassemblement, se voulant sans bannières, fait écho à la peur ressentie dans la communauté juive à l'égard de la recrudescence des incidents antisémites en Europe, particulièrement depuis le 7 octobre, date de l'attaque terroriste du Hamas en Israël.
Des drapeaux belges flottaient au vent, parmi quelques pancartes où l'on pouvait lire: "Il ne faut pas être juif pour lutter contre l'antisémitisme", ou encore "Jewish joy is resistance" ("La joie juive est une résistance"). Passant devant le Musée juif et la Grande synagogue, le cortège s'est ensuite rendu sur la place Poelaert, où étaient prévus des chants et des prises de parole.
Aucune bannière partisane n'était de la partie, mais un grand nombre de personnalités politiques ont fait acte de présence, tels que Paul Magnette (PS), Rajae Maouane (Ecolo), Georges-Louis Bouchez (MR), Sophie Rohonyi (DéFi), Elio Di Rupo (PS) ou encore Maxime Prévot (Les Engagés). Le PTB avait annoncé son absence, jugeant l'événement instrumentalisé pour empêcher la critique à l'égard de l'État d'Israël.

