BELGIQUE : Josep Borrell, le chef de la politique étrangère de l'Union européenne, s'est entretenu hier avec le ministre des Affaires étrangères d’Israël, Eli Cohen et l’a invité à Bruxelles.


13 janvier 2023

Le chef de la politique étrangère de l'Union européenne, Josep Borrell, a téléphoné au nouveau ministre des Affaires étrangères d’Israël, Eli Cohen, et l'a invité à Bruxelles.

Les deux hommes ont discuté de la relation solide entre l'UE et Israël et des menaces communes auxquelles ils sont confrontés, comme l'Iran.

“Israël est l'un des plus proches partenaires de l'UE au Moyen-Orient", a déclaré M. Borrell à M. Cohen. Il a également parlé avec chaleur du renforcement des liens d'Israël avec ses voisins arabes dans le cadre des accords d’Abraham et il a invité Eli Cohen à Bruxelles.

M. Borrell a tenu par ailleurs à réitérer “le soutien de l'UE à la solution à deux États et la nécessité de restaurer un horizon politique pour résoudre le conflit israélo-palestinien". 

L'ancien Premier ministre Yair Lapid avait amélioré les relations de l'UE avec Israël, avec la convocation l'année dernière du Conseil UE-Association qui avait été gelé pendant une décennie.

M. Borrell a fait référence à cette réunion et a déclaré qu'il souhaitait poursuivre sur cette lancée. M. Cohen s'est également engagé à améliorer les relations entre Israël et l’Europe. Les deux hommes ont convenu de se rencontrer, éventuellement lors de la conférence sur la sécurité de Munich en février.

Néanmoins, la conversation s'est déroulée dans un contexte de tension, notamment sur les questions de Jérusalem, des implantations en judée samarie et de la démolition imminente de maisons modulaires palestiniennes illégales dans le sud de Hébron, où quelque 1 000 personnes risquent d'être expulsées.

L'UE a financé cette construction modulaire palestinienne illégale. Or cette semaine, Israël a gelé tout développement palestinien de la zone C dans le cadre des sanctions prises à l'encontre de l'Autorité palestinienne.

Dans ce contexte, le ministre d'État britannique pour le Moyen-Orient, Lord Tariq Ahmad, s’est rendu jeudi sur le Mont du Temple et a réaffirmé le rôle spécial de gardien des lieux tenu par la Jordanie. 

"J'ai souligné le soutien indéfectible du Royaume-Uni à la garde jordanienne des lieux saints de Jérusalem et au maintien du statu quo", a tweeté M. Ahmad après sa visite. La première visite étrangère de haut niveau depuis que Itamar Ben-Gvir a suscité une controverse internationale en s’y rendant la semaine dernière.

Israël a insisté sur le fait que la visite d’Itamar Ben Gvir était conforme aux protocoles et ne violait pas le statu quo selon lequel tout le monde peut entrer sur le site, mais seuls les musulmans peuvent y prier.

Lord Ahmad, qui est musulman, a prié sur le site et était accompagné du directeur du département Wakf de Jérusalem, le cheikh Azzam Al-Khatib.

De Jérusalem, M. Ahmad s'est rendu à Hébron, où il a visité une usine de plastique et une école financée par l'UNRWA. Puis il s'est rendu dans les collines du sud d'Hébron pour rendre visite à des Palestiniens menacés d'expulsion de maisons qu'Israël considère comme illégales. 

La Grande-Bretagne et l'Union européenne ont financé certaines des structures illégales dans cette région, ce qui a créé des frictions entre elles et l'État juif.

Lundi, il a rencontré le ministre des Affaires étrangères Eli Cohen et jeudi il a rencontré des responsables de l'Autorité palestinienne, dont le ministre des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki.