Belgique: une dépression sur quatre est liée aux conditions de travail


27 juillet 2023

En Belgique, une dépression sur quatre est liée aux conditions de travail, c’est ce que révèle une étude menée à la demande de l’Institut européen des syndicats.

Cette étude démontre que l’exposition aux risques psychosociaux au travail est à l’origine de certaines pathologies, telles que la dépression ou les maladies coronariennes. Et cela se traduit en perte d’années de vie en bonne santé pour les travailleurs.

L’étude porte sur cinq risques psychosociaux au travail : le job strain (quand les exigences sont élevées et la marge de manœuvre étroite), le déséquilibre entre effort et récompense, l’insécurité de l’emploi, le temps de travail prolongé (55 heures par semaine et plus) et le harcèlement psychologique.

En moyenne, 16 % des cas de dépression dans les 28 pays de l’Union européenne (UE28) en 2015 sont attribuables aux risques psychosociaux au travail.

En Belgique, la part des dépressions qui y est attribuable au harcèlement psychologique est de 13 %. 

Et 25 % sont attribuables aux cinq risques psychosociaux couverts par l’étude. 

Sur base de ces résultats, les scientifiques ont évalué les « DALYs » (années de vie en bonne santé perdues en tenant compte de la qualité de vie).

En Belgique, les maladies coronariennes suscitées par le job strain ont ôté 1.284 DALYs et les dépressions attribuables à l’exposition à ce risque, 9.170 DALYs. 

La prochaine étude envisagée portera sur le coût pour la sécurité sociale des pays, pour les personnes qui voient leur santé dégradée et pour les employeurs.