Benjamin Netanyahou a réaffirmé son intention de lancer une opération d'envergure à Rafah.


15 février 2024

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a réaffirmé son intention de lancer une frappe d'envergure à Rafah sur fond de critiques internationales.

Il a écrit sur X : "Nous nous battrons jusqu'à la victoire complète. Cela inclut également une opération puissante à Rafah, une fois que nous aurons procédé à l'évacuation de la population civile des zones de combat", a-t-il écrit. 

Concernant les otages il a dit  :"La clé de la libération des otages est le maintien de la pression militaire et la fermeté dans les négociations".

 Hier soir dans un communiqué, le bureau de Benjamin Netanyahou a fait savoir qu'aucune nouvelle proposition du Hamas n'avait été faite lors des rencontres de ces derniers jours au Caire, et que tant que l'organisation terroriste resterait sur ses positions, les discussions n'avanceraient pas. 

"Israël ne cédera pas aux demandes illusoires du Hamas", a affirmé le bureau de B. Netanyahou. Le premier ministre a même demandé au chef du Mossad, David Barnea, de ne pas renvoyer une délégation au Caire en ce moment tant que le Hamas maintient des conditions inacceptables, même si les négociations continuent via des canaux diplomatiques. 

Suite à l’annonce de cette décision, des familles d’otages ont fait part de leur colère:  ”Il s’agit d’une décision scandaleuse qui revient à condamner à mort et à sacrifier sciemment 134 otages dans les tunnels du Hamas. Les familles des otages craignent que la décision de sacrifier les otages n’ait été prise sans l’avouer clairement”.

Le QG des familles d’otages menace d’assiéger le ministère de la Défense, lieu de réunion du cabinet de guerre, si des représentants des familles ne sont pas reçus par le cabinet aujourd’hui.

La décision de ne pas envoyer de nouvelle délégation au Caire fait polémique en Israël, où elle aurait été prise à l’insu du ministre de la Défense Yoav Gallant et des ministres Benny Gantz et Gadi Eizenkot, tous trois pourtant membres du cabinet de guerre.

Selon des sources palestiniennes, le Hamas essaie de retarder un accord sur les otages jusqu’à l'approche du mois de Ramadan, pour augmenter sa popularité dans la rue palestinienne, notamment en judée samarie et à Jérusalem est.