Benjamin Netanyahou prévient le Likoud : sans le projet de loi sur l’exemption de service des ultra orthodoxes dans Tsahal, le gouvernement israélien tombera.


25 mars 2024

Benjamin Netanyahou prévient le Likoud : sans le projet de loi sur les ultra orthodoxes dans Tsahal, le gouvernement israélien tombera. 

Le projet, s'il était adopté, étendra l'exemption de la conscription pour les juifs ultra-orthodoxes. Benny Gantz, chef du parti centriste Union nationale, a menacé de quitter le gouvernement si la loi sur l'exemption de conscription des ultra orthodoxes était adoptée. "Le peuple ne pourra supporter une nouvelle adoption de cette loi", a-t-il assuré. 

Yair Lapid a déclaré ce matin à la chaîne Kan que si la loi passait Benny Gantz et Gadi Eisenkot devraient tous deux quitter le gouvernement.  

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a envoyé un message aux ministres de son parti, le Likoud, pour leur dire qu'il n'abandonnerait pas le projet de loi litigieux sur les Haredim, toujours selon Kan. Selon le média, le Premier ministre a affirmé que sans cette loi, il n'y aura pas de gouvernement.

Le ministre de la Défense Yoav Galant a déclaré qu'il ne soutiendrait pas le projet de B. Netanyahou. 

Depuis le début de la guerre contre le Hamas, le gouvernement israéliens a mobilisé massivement, appelant près de 300 000 réservistes, avançant les dates de conscription pour environ 1 300 membres des programmes de pré-armée, et cherchant à prolonger significativement les périodes de service des soldats et des réservistes. De nombreux Israéliens réclament donc de mettre fin aux exemptions de facto des haredim.

Selon Ynet, le projet de Benjamin Netanyahou ne fixe pas de quota annuel d'ultra-orthodoxes s'engageant dans l'armée, mais relève l'âge d'exemption à 35 ans, sans sanctions pénales pour ceux qui ne s'enrôlent pas. Il prévoit également des bataillons spéciaux pour les haredim dans l'armée et des postes réservés dans les services d'urgence et l'administration.

La chaîne N12 a rapporté que le processus d'adoption de la loi ne commencerait qu'à la fin juin, peu avant une pause de la Knesset. Les ministres doivent discuter de cette législation mardi, dans un contexte de fortes tensions au sein du gouvernement.