03 février 2023
Benjamin Netanyahou est arrivé à Paris jeudi et il tente de construire un front commun avec la France contre Téhéran.
Le premier ministre israélien a surpris la France en proposant cette visite au débotté lors de l’appel téléphonique que lui a passé le président français en début de semaine pour lui présenter ses condoléances après les attentats de Jérusalem le week-end dernier.
Benjamin Netanyahou a donc rencontré le président Emmanuel Macron presque immédiatement après son atterrissage à Paris. Avant son départ, sur le tarmac de Ben Gourion, il avait déclaré "le principal sujet de notre entretien sera l'Iran, bien sûr, et les efforts conjoints pour lutter contre son agression et son aspiration à obtenir des armes nucléaires."
Les deux hommes se sont effectivement longuement entretenu sur ce sujet. Et Benjamin Netanyahou a souligné au président français que la dissuasion avec l’Iran et ses proxys doit être renforcée. Il a également appelé à l'imposition de sanctions importantes au régime iranien et à l'inscription des Gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes par l'UE.
Ils ont également discuté de la nécessité de maintenir la stabilité régionale, notamment au Liban, et des possibilités d'élargir le cercle de la paix.
Visiblement Emmanuel Macron a souhaité ménager son allié israélien, car il n’a pas mentionné les remous en Israël sur le projet de réforme judiciaire, et à peine la situation en Judée Samarie, puisque le communiqué de l’Elysée a rappelé l’importance. En cela, la France choisit de ne pas suivre la position de Washington.
En effet, le secrétaire d'État américain Antony Blinken qui était en Israël cette semaine, a embarrassé Benjamin Netanyahou en exprimant ses craintes pour l’état de droit en Israël.

