15 décembre 2022
Scandale au Parlement européen : le compagnon de l’eurodéputée Eva Kaili est en aveux de corruption et d’ingérence au service du Maroc et du Qatar.
Devant la police, puis devant le juge Michel Claise, Francesco Giorgi, le compagnon d’Eva Kaili est l’un des hommes-clés du dossier présumé de corruption et d’ingérence au Parlement européen.
Il reconnaît avoir fait partie d’une organisation utilisée à la fois par le Maroc et par le Qatar dans le but d’intervenir dans les affaires européennes.
Le mandat d’arrêt de Francesco Giorgi a été confirmé hier par la chambre du conseil de Bruxelles.
Dans ses aveux, il reconnaît que son rôle dans l’organisation était de gérer l’argent liquide. Mais ses aveux ne s’arrêtent pas là, il soupçonne deux personnes d’avoir touché l’argent via Antonio Panzeri, l’eurodéputé italien, Andrea Cozzolino et le Belge Marc Tarabella.
Le socialiste a été perquisitionné à son domicile samedi dernier en présence de la présidente du Parlement européen Roberta Metsola.
Le Maroc est donc aussi concerné dans ce dossier de potentielle corruption par son service de renseignements extérieurs, la DGED, donc la direction générale des études et de la documentation.
Et dans les documents que Le Soir et La Repubblica ont pu consulter, Antonio Panzeri, Andrea Cozzolino et l’assistant parlementaire Francesco Giorgi auraient été en contact avec le service marocain de renseignements extérieurs, mais aussi avec Abderrahim Atmoun, l’ambassadeur du Maroc en Pologne.

