22 janvier 2024
Selon des responsables israéliens, il est possible que les négociations pour la libération des otages reprennent bientôt en raison de la pression des médiateurs.
L'envoyé de la Maison Blanche au Proche-Orient, Brett McGurk se rend cette semaine en Egypte et au Qatar pour tenter de parvenir à un accord sur les otages. Une nouvelle proposition égyptienne pourrait avoir lieu dans les prochains jours.
Le Wall Street Journal a rapporté dimanche que les États-Unis, l'Égypte et le Qatar font pression sur Israël et le Hamas pour qu'ils acceptent un plan global qui mettrait fin à la guerre, permettrait la libération des otages détenus à Gaza et conduirait finalement à une normalisation complète d'Israël avec ses voisins et à des pourparlers en vue de la création d'un État palestinien.
Selon un responsable égyptien cité par le journal pro-Qatar Al-Arabi Al-Jadeed, un progrès notable a été réalisé dans les négociations pour un accord de cessez-le-feu par étapes entre Israël et le Hamas, avec des garanties spécifiques à chaque étape.
Des consultations sont en cours pour définir ces clauses. Récemment, l'équipe égyptienne chargée de la médiation a noté une plus grande souplesse de la part du Hamas, mais cette flexibilité est liée au respect d'un cessez-le-feu total et définitif.
Des responsables israéliens et américains ont toutefois déclaré publiquement qu'un accord sur les otages n'était pas imminent.
Eli Shtivi, le père d'Idan Shtivi - qui a été kidnappé à Gaza lors du festival Nova a entamé une grève de la faim il y a 3 jours, pour protester contre l'absence de progrès d’un accord en vue du retour des otages.
"C'est difficile pour moi de comprendre cela, comment est-ce possible ? Que les gens reviennent à la normale comme si de rien n'était - comme s'il n'y avait pas d'otages et que nos soldats n'étaient pas morts", a déclaré Eli Shtivi.
D’autres membres des familles d’otages ont planté des tentes devant le domicile de Benjamin Netanyahou à Jérusalem, et manifestent pour demander au gouvernement de conclure immédiatement un accord sur les otages.
Jon Polin, le père de Hersh Goldberg-Polin, qui a été pris en otage par le Hamas le 7 octobre, a pris la parole et rappelé que la dernière fois qu’il a vu son fils, c’était sur une vidéo en train d'être chargé dans un pick-up, le bras arraché à partir du coude.
"En tant que citoyens, nous avons tous un contrat avec ce pays", explique M. Polin. "En échange de nos services et de nos impôts, nous attendons du gouvernement qu'il assure notre sécurité, et ce gouvernement et ce premier ministre nous ont totalement déçus.
"Nous leur demandons de réparer l'échec du 7 octobre... Ramener 136 otages dans des housses mortuaires ne peut en aucun cas être considéré comme une victoire", ajoute-t-il.
Nous resterons ici jusqu'à ce que le premier ministre accepte un accord pour le retour des otages", déclare un porte-parole des familles d'otages et de disparus.
Orrin Gantz, la mère d'Eden Zacharia, 28 ans, enlevée et assassinée en captivité par le Hamas, et exhorte le premier ministre et le cabinet de guerre à "renoncer à l'ego".
"Ma fille n'est pas seulement morte, elle est morte sous nos yeux", dit-elle. En captivité, il n'y a pas de lendemain".
Et Benjamin Netanyahou a justement pris la parole dimanche et parlé des otages.
"Concernant nos otages, nous avons ramené 110 d'entre eux à la maison à ce jour, et nous nous engageons à tous les ramener. C’est l’un des objectifs de la guerre et la pression militaire est une condition nécessaire à sa réalisation. J'y travaille 24 heures sur 24. Mais pour être clair, je rejette catégoriquement les conditions de reddition des monstres du Hamas. En échange de la libération de nos otages, le Hamas exige la fin de la guerre, le retrait de nos forces de Gaza, la libération de tous les meurtriers et violeurs de la Nuh'ba et le maintien du Hamas intact", a-t-il poursuivi.
"Si nous acceptons cela, nos soldats sont tombés en vain. Si nous acceptons cela, nous ne pourrons pas garantir la sécurité de nos citoyens ni ramener les citoyens évacués chez eux en toute sécurité, et le prochain 7 octobre ne sera qu’une question de temps", a affirmé Netanyahou.
"Nous poursuivons la guerre sur tous les fronts et dans tous les secteurs. Nous n'accordons l'immunité à aucun terroriste. Ni à Gaza, ni au Liban, ni en Syrie, ni ailleurs” a t il déclaré.

