ISRAËL : Les partis ultra-orthodoxes font marche arrière et auraient décidé de ne plus exiger la modification de la clause relative aux des petits-enfants de la loi du retour.


20 décembre 2022

Les partis ultra-orthodoxes font marche arrière et auraient décidé de ne plus exiger la modification de la clause relative aux petits-enfants de la loi du retour

Selon la radio publique israélienne KAN,  les partis ultra-orthodoxes alliés de BB auraient renoncé à faire modifier la clause dite des petits-enfants de la loi du retour, clause selon laquelle ladite loi du retour s'applique à toute personne ayant au moins un grand parent juif. 

Ce revirement intervient alors que ces partis avaient encore récemment réaffirmé leur volonté de faire modifier ce point de la loi. 

Le Likoud aurait réussi à convaincre ses partenaires de la coalition de créer un comité chargé de discuter de cette question et de formuler des conclusions et ce au cours du mandat lui-même. En outre, le Likoud aurait refusé d'inclure des textes modifiant ou annulant la clause dans l'accord de coalition.

Un compromis, proposé par Neria Meir, chef du département des affaires de la diaspora de l'Organisation sioniste mondiale et membre du parti Likoud aurait été trouvé. Le statut de résident permanent serait accordé à ceux qui ont actuellement le droit de devenir citoyens israéliens en vertu de la clause des petits-enfants de la loi du retour.

Ce changement de position des partis ultra-orthodoxes serait dû à la prise de conscience par ceux-ci qu'ils ne pourraient pas voir toutes leurs revendications aboutir et qu’il était préférable de se concentrer sur la lutte pour les droits de leurs électeurs et donc de laisser de côté ce sujet, originellement mis sur le devant de la scene par le leader du parti sioniste religieux (RZP) Bezalel Smotrich. 

Des membres importants de la diplomatie israélienne ont indiqué au J Post que se sont félicité que "la pression a réussi" et qu'"avec un peu de chance, les discussions sur la question de la loi du retour auront lieu de manière civilisée et respectable à la Knesset." 

Dans une interview accordée à la chaîne NBC il y a deux semaines, le Premier ministre désigné Benjamin Netanyahu a déclaré qu'il ne modifierait pas la loi du retour. "Cela va être un grand débat, mais j'ai des opinions assez fermes et je doute "que nous ayons des changements".

Au cours des dernières semaines, le président Isaac Herzog, ancien président de l'agence juive, s'était exprimé insistant sur la nécessité pour les Juifs de la diaspora et le gouvernement israélien d'être sensibles et de promouvoir l'unité, au lieu de créer le chaos, déclarant notamment  "Israël est la police d'assurance du peuple juif".

S'adressant aux communautés juives de la diaspora dans son discours de Hannoukah, le président israélien a déclaré que "il n'était un secret pour personne que les récentes élections en Israël avaient amené de nombreux Juifs du monde entier à se poser des questions sur leur appartenance à notre propre collectif". Le chef d'Etat a alors souligné qu'un tel questionnement "était naturel". "Je salue ces voix, qui montrent à quel point Israël compte pour nous tous. Je voudrais rappeler que tenir compte des questions difficiles a toujours fait partie de l'histoire juive et de la voie juive", a-t-il noté.