Jérusalem demande à Beyrouth d’empêcher le Hezbollah d’intervenir, en cas de nouvelle guerre avec Téhéran.


03 novembre 2026

Le président de la commission de la sécurité nationale du Parlement iranien a directement menacé les infrastructures israéliennes et publié une carte désignant plusieurs sites stratégiques comme des cibles.

Une menace explicite donc venue d’Ebrahim Azizi, qui a affirmé ce samedi 24 qu’une seule erreur de calcul contre l’Iran, pourrait rendre Israël « inhabitable en moins d’une heure ». 

La carte désigne notamment des usines de dessalement, des centrales électriques, des installations pétrolières, des ponts et des axes de transport israéliens et le centre de recherche nucléaire de Dimona. 

Azizi lie sa menace à toute action visant la sécurité nationale ou les intérêts iraniens. 

La portée de cette déclaration doit toutefois être distinguée de sa formulation spectaculaire : elle ne démontre pas que l’Iran dispose de la capacité de rendre Israël inhabitable dans le délai annoncé. Et ne constitue pas non plus l'annonce d’une opération militaire imminente. Mais la menace iranienne est toujours à prendre au sérieux…

Israël demande au Liban d’empêcher le Hezbollah d’ouvrir un nouveau front en cas de reprise des hostilités avec l’Iran. 

Selon la chaîne publique Kan, ce message a été transmis à Beyrouth par des médiateurs américains. Israël réclame notamment un redéploiement de l’armée libanaise et l’installation de barrages dans les secteurs où résident des membres du Hezbollah.

L’avertissement est clair : une intervention du mouvement terroriste chiite entraînerait une reprise des combats au Liban. Parallèlement, l’aviation israélienne a intensifié ses frappes contre les infrastructures du Hezbollah dans le sud du pays.

Toujours selon Kan, des responsables israéliens estiment que Donald Trump pourrait ordonner de nouvelles frappes contre l’Iran dans les prochains jours. Des consultations ont eu lieu avec plusieurs pays du Golfe, ainsi qu’entre Tsahal et le commandement américain CENTCOM.

Une offensive conjointe visant notamment les installations nucléaires et énergétiques iraniennes serait envisagée. Les responsables israéliens cités par Kan sont pessimistes sur les chances d’une avancée diplomatique dans les échanges entre Téhéran et le Qatar.