20 février 2024
La crise diplomatique provoquée par les déclarations du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, comparant la guerre à Gaza à la Shoah, s’est envenimée, lundi 19 février.
Lula est désormais « persona non grata » en Israël, tandis que l’ambassadeur israélien a été convoqué par le gouvernement de Brasilia.
« Ce qui se passe dans la bande de Gaza n’est pas une guerre, c’est un génocide », avait déclaré Lula à la presse depuis un sommet à Addis Abeba, en Ethiopie, dimanche. Il assistait à un sommet de l’Union africaine, dressant une comparaison entre l’offensive israélienne et l’extermination des juifs par les nazis. Des propos « honteux et graves », avait immédiatement dénoncé Benyamin Nétanyahou, dimanche.
« J’ai informé le président Lula qu’il est persona non grata en Israël jusqu’à ce qu’il présente des excuses et retire ses propos », a déclaré le ministre israélien des affaires étrangères, Israël Katz, lors d’une visite à l’Institut Yad Vashem à Jérusalem, où il avait choisi de convoquer l’ambassadeur brésilien en Israël.

