09 mai 2023
La manifestation samedi à Paris de plusieurs centaines de militants d'ultradroite, qui n'avait pas été interdite, a suscité de vives critiques, amenant la préfecture de police à se justifier.
Sur Twitter, le sénateur socialiste de Paris David Assouline a notamment interpellé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, estimant "inadmissible d'avoir laissé 500 néo-nazis et fascistes parader au coeur de Paris". "Expliquez-vous!".
Egalement sur Twitter, le porte-parole du PCF Ian Brossat, élu de Paris, a de son côté ironisé en milieu de journée, en écrivant: "les casseroles sont manifestement plus dangereuses que les bruits de bottes...".
Depuis l'adoption de la loi controversée sur les retraites, les interdictions de manifester se multiplient en France pour éviter des "casserolades" contre le président Emmanuel Macron et les membres du gouvernement.
La préfecture de police de Paris (PP) a justifié dans un long communiqué la non interdiction de la manifestation d'ultradroite.
Selon les autorités, près de 600 militants du comité du 9-Mai avaient manifesté samedi dans le VIe arrondissement de Paris pour célébrer le 29e anniversaire de la mort d'un militant d'extrême droite, Sébastien Deyzieu, décédé accidentellement en 1994.

