Le Comité P pointe de graves manquements dans la réaction policière à l’attentat du 16 octobre à Bruxelles.


05 avril 2024

En Belgique, le Comité P pointe de graves manquements dans la réaction policière à l’attentat du 16 octobre à Bruxelles, qui a coûté la vie à deux supporters suédois.

L’auteur des tirs aurait pu être identifié et interpellé bien plus tôt, selon la "police des polices”

Six mois après l’attentat qui avait endeuillé le match de football Belgique-Suède et qui a coûté la vie à deux ressortissants du pays nordique, le Comité P a adressé son rapport sur les événements à la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden (CD&V). Un rapport “accablant” selon des informations relayées par La DH.

Le rapport du Comité P pointe “ un cruel manque de communication entre les différentes zones de polices.”  

Le rapport présenté à la Chambre s’est attaché à l’échange d’informations. Il retrace neuf moments critiques qui vont de la demande d’information, provenant d’un service de police italien sur l’individu d’origine tunisienne, aux actions entreprises par la PJF d’Anvers, en passant par le suivi du dossier à Bruxelles, où il résidait.

L’un des problèmes qui se posent est celui de l’orthographe du nom du terroriste, écrit au début Abdesslem Laswad, puis Abdes(s)alem Lassoued. Parmi les nombreuses bases de données disponibles, certaines permettent une identification phonétique, d’autres pas, d’autres encore de façon optionnelle. Il apparaît également qu’un numéro de téléphone n’a pas été inscrit dans une base de données et que son profil Facebook, sous l’alias Slavem Slouva, n’a pas été surveillé.