29 août 2023
Sous le feu des critiques, le ministre des Affaires étrangères israélien Eli Cohen a réagi pour la première fois lundi soir à la crise diplomatique suscitée avec Tripoli, après qu'il ait divulgué avoir rencontré son homologue libyenne.
"Le ministère des Affaires étrangères travaille régulièrement, par des voies ouvertes et secrètes, pour renforcer les relations d'Israël dans le monde. Les nombreuses réalisations du ministère au cours de l'année écoulée, notamment l'ouverture du ciel d'Oman aux vols israéliens, l'accord commercial avec les Émirats arabes unis, deux nouvelles ambassades de pays musulmans, ainsi que la prochaine installation de trois ambassades à Jérusalem, n'auraient pas mûri sans des actions préparatoires discrètes dirigées via de nombreux canaux", a indiqué Eli Cohen dans un communiqué.
L’opposition en Israël s’est empressée de se joindre au concert de critiques contre le ministre. Et Washington n’était pas en reste.
Des responsables du Mossad ont formulé de sévères critiques à l'encontre d’Eli Cohen, après la crise diplomatique avec la Libye, affirmant que cette maladresse avait endommagé durablement les relations avec Tripoli, et même mis des vies humaines en danger. Cette dernière remarque fait allusion aux émeutes déclenchées après la divulgation par Jérusalem des discussions israélo-libyennes, ainsi que la fuite en Turquie de la ministre des Affaires étrangères, qui craignait pour sa vie.
Le Premier ministre libyen s'est rendu lundi à l'ambassade palestinienne de Tripoli. Sur place, il a promis de ne pas engager de normalisation avec l'Etat hébreu. Le chef du gouvernement a ajouté qu'il n'était pas au courant de la rencontre de sa ministre des Affaires étrangères avec le chef de la diplomatie israélienne. Tout porte néanmoins à croire qu'il avait lui-même réclamé la tenue de cette entrevue, comme l'ont assuré sa ministre ainsi que l'establishment diplomatique israélien.

