Le président français Emmanuel Macron est arrivé mardi à Tel-Aviv pour exprimer la « pleine solidarité » de la France avec Israël


24 octobre 2023

Le président français Emmanuel Macron est arrivé mardi à Tel-Aviv pour exprimer la « pleine solidarité » de la France avec Israël

Le chef de l’Etat va aussi appeler à « préserver les populations civiles » à Gaza tandis qu’Israël y a engagé des frappes aériennes massives en riposte à l’attaque avec l’objectif affiché de « détruire » le Hamas, a indiqué l’Elysée.

Au moins 30 ressortissants français ont été tués, le plus lourd bilan depuis l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice (86 morts) dans le sud de la France, et sept sont portés disparus, dont une personne est sans aucun doute otage et plusieurs autres probablement détenus par le Hamas à Gaza.

Emmanuel Macron vient de rencontrer les familles des ressortissants Français tués ou retenus comme otages à la suite des attaques du Hamas en Israël le 7 octobre

« Nous sommes liés à Israël par le deuil. Trente de nos compatriotes ont été assassinés le 7 octobre. Neuf autres sont encore portés disparus ou retenus en otage », a déclaré Emmanuel Macron sur X (ex-Twitter), à sa sortie de sa rencontre avec les familles des ressortissants français tués lors de l’attaque du Hamas en Israël ou retenus otages,.

Le précédent bilan faisait état de sept personnes portées disparues ou retenues otages. « A Tel-Aviv, auprès de leurs familles, j’ai exprimé la solidarité de la Nation », a-t-il ajouté.

Il s’entretient désormais avec le président israélien Isaac Herzog, au Palais présidentiel de Jérusalem, à 8 h 30 (heure de Bruxelles).

Juste après, Emmanuel Macron rencontrera le premier ministre de l’Etat hébreu, Benyamin Netanyahou, avec qui, à l’issue de leur échange, il fera une déclaration commune devant la presse à midi.

A 13 heures, M. Macron échangera ensuite avec le ministre sans portefeuille Benny Gantz, membre du cabinet de guerre, avant de faire de même avec le chef de l’opposition israélienne Yaïr Lapid, à 14 h 15.

Emmanuel Macron entend aussi « poursuivre la mobilisation pour éviter une escalade dangereuse dans la région », notamment entre le puissant mouvement chiite libanais Hezbollah, soutenu par l’Iran, et Israël.

Le chef de l’Etat va également proposer de relancer un « véritable processus de paix » pour la création d’un Etat palestinien, avec en contrepartie l’engagement des pays de la région pour « la sécurité d’Israël ».

La suite du programme de sa visite est pour l’instant incertaine et devrait être communiquée plus tard par l’Elysée. Mais le chef de l’Etat devrait aussi s’entretenir avec le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah. Il pourrait enfin se rendre, mercredi, dans un autre État de la région, en fonction des consultations engagées avec l’Egypte, la Jordanie et les pays du Golfe.