Le sommet du renseignement à Paris sur la question des otages s'est terminé, il a été “constructif” selon Israël


29 janvier 2024

Le Bureau du premier ministre a annoncé dimanche soir que le sommet du renseignement en Europe sur la question des otages s'était terminé et qu’il avait été constructif. Néanmoins aucune annonce concrète de libération ou de calendrier n’a été faite. 

Participaient à cette réunion à Paris le chef du Mossad, David  Barnea, le chef du Shin Bet, Ronen Bar, le colonel réserviste Nitzan Alon, chargé des otages, le chef de la CIA, William Burns, le premier ministre du Qatar et le ministre égyptien du renseignement.

La réunion a été définie comme une réunion “constructive”.

Il existe encore des divergences importantes sur lesquelles les parties continueront à discuter cette semaine lors de réunions mutuelles supplémentaires.

Selon la chaîne israélienne KAN, les libérations seraient échelonnées et pourraient inclure la libération de terroristes emprisonnés pour avoir tué des Israéliens et le retrait des forces de défense israéliennes de certaines zones de Gaza.

Un haut responsable du bureau politique du Hamas, Muhammad Nazal, a affirmé que les discussions sur la libération d'otages "étaient relancées". "La réunion avait pour but de discuter des détails concernant un échange de prisonniers et de l'agression d'Israël. Les négociations vont pouvoir reprendre là où elles se sont arrêtées", a-t-il dit. Israël a également fait état de "progrès" dans les pourparlers. 

"L'objectif de cette réunion au plus haut niveau est d'essayer d'initier un mouvement, d'apporter des idées, des propositions, pour sortir de l'impasse" ont déclaré des proches des participants. 

Les otages seront libérés en deux ou trois phases. Au cours de la première phase, les combats cesseront pendant 30 jours et les femmes, les hommes âgés et les otages blessés ou malades seront libérés. Dans le même temps, Israël et le Hamas finaliseront les détails de la deuxième phase, au cours de laquelle les combats seront suspendus pendant 30 jours supplémentaires.

On ne sait pas encore si les femmes soldats seront libérées dans le cadre de la première phase ou à part. Les derniers à être libérés seraient les soldats masculins et les corps des otages décédés.

Cela dit, le principal obstacle à un accord est la demande du Hamas que l'accord exige la fin complète des combats à Gaza, une condition qu'Israël rejette catégoriquement. 

La proposition selon laquelle les dirigeants du Hamas quitteraient la bande de Gaza pour se rendre dans d'autres pays ne fait apparemment plus partie de l'accord en cours de discussion.