17 juillet 2026
Les États-Unis ont de nouveau frappé l’Iran et Téhéran a riposté contre les alliés américains dans le Golfe.
Pour la cinquième nuit consécutive, les États-Unis ont frappé plusieurs sites, détruisant notamment des ponts stratégiques près de Bandar Abbas et de l’île de Qeshm. En riposte, Téhéran affirme avoir visé des bases et systèmes américains au Koweit, au Bahreïn, en Irak, en Jordanie et même au Qatar.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) affirme aussi avoir détruit un radar maritime sur les rochers de Salameh ainsi qu'un radar de contrôle aérien américain à Oman. Pour l'instant, ces affirmations n'ont pas été confirmées.
La République islamique affirme aussi avoir frappé un centre de commandement des opérations spéciales à Al-Tanf, dans le sud-est de la Syrie.
La cible choisie interroge : les forces américaines ont officiellement quitté Al-Tanf en février dernier et remis cette position stratégique à l’armée syrienne. Située au carrefour de la Syrie, de la Jordanie et de l’Irak, la base servait auparavant à lutter contre Daech et à surveiller les réseaux pro-iraniens.
Aucun bilan ni dégât n’a pour l’instant été confirmé de manière indépendante.
Dans son discours jeudi soir, le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis « remportaient une grande victoire en Iran et que les fruits de cet effort seraient visibles très, très prochainement ».
Alors que les opérations militaires se poursuivent, les efforts diplomatiques ne sont pas interrompus pour autant. Des médiateurs pakistanais, égyptiens et qataris poursuivent leurs contacts avec Washington et Téhéran afin d'éviter l'effondrement du mémorandum d'entente.
Selon ces médiateurs, le principal point d'achoppement demeure la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz.
