01 mars 2024
En Belgique, quelque 332 signalements de menace potentiellement en lien avec le terrorisme ou l’extrémisme ont été recensés l’an dernier, contre 236 en 2022, ce qui représente une hausse de 41%, selon les chiffres de l’Ocam, publiés ce vendredi.
Cette augmentation serait en grande partie liée au conflit israélo-palestinien et à l’attentat perpétré le 16 octobre 2023 dans la capitale, d’après l’Ocam. Depuis cet événement, le niveau général de la menace terroriste est passé de 2 à 3 sur une échelle de 4.
Comme en 2022, la plupart des signalements de menace étaient liés à la juridiction de Bruxelles, suivie d’Anvers, de Liège, de Gand et de Mons. La grande majorité des menaces émanaient de profils isolés, c’est-à-dire d’individus qui entendent agir seuls. Par ailleurs, plus de 40% des menaces relevaient de l’extrémisme islamiste. Les menaces venant de l’étranger, notamment de régimes ciblant des opposants politiques belges, représentaient environ 6% des cas. L’extrémisme de droite a été à l’origine de 5% des menaces, alors que l’extrémisme de gauche est resté limité. Les cibles variaient selon l’idéologie. Il s’agissait le plus souvent de personnes spécifiques, de services de sécurité, d’autorités politiques ou encore de bâtiments publics.

