Neuf pays ont suspendu en vingt-quatre heures tout financement futur à l'UNRWA


29 janvier 2024

Neuf pays ont suspendu en vingt-quatre heures tout financement futur à l'agence onusienne pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).

Après les révélations de vendredi selon lesquelles des employés ont été impliqués dans l'attaque sanglante du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre.

La Belgique estime quant à elle, par la voix de la ministre à la Coopération au développement Caroline Gennez (Vooruit), que "l'aide humanitaire vitale doit continuer à atteindre les civils à Gaza et dans les territoires palestiniens."

"L'Unrwa joue un rôle essentiel à cet égard", a estimé Caroline Gennez dans une publication sur X. "Je suis profondément perturbée par cette nouvelle rapportant que des employés de l'Unrwa ont été impliqués dans les attaques terroristes barbares perpétrées en Israël le 07 octobre. Nous avions immédiatement réagi en demandant une transparence totale et des actions appropriées de la part de l'Unrwa", a encore écrit la ministre.   

Elle a également rappelé que l'agence onusienne avait mis fin aux contrats de ses employés suspectés d'être impliqués dans les attaques et qu'une enquête était en cours.   

Depuis les accusations d'Israël à l'encontre de 12 employés de l'Unrwa, neuf pays ont annoncé qu'ils suspendaient leur aide financière à l'agence. Il s'agit des États-Unis, du Royaume-Uni, de l'Australie, du Canada, de l'Italie, des Pays-Bas, de la Finlande et ce matin l’Autriche et le Japon. 

Des détails ont été publiés sur certaines accusations spécifiques d'Israël à l'encontre d'employés de l'UNRWA

Le New York Times, citant un dossier fourni au gouvernement américain, rapporte qu'un conseiller scolaire de l'UNRWA de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, est "accusé d'avoir travaillé avec son fils pour enlever une femme en Israël".

"Un travailleur social de Nuseirat, dans le centre de la bande de Gaza, est accusé d'avoir aidé à amener le corps d'un soldat israélien mort à Gaza, ainsi que d'avoir distribué des munitions et coordonné des véhicules le jour de l'attaque", poursuit le rapport.

Il indique également qu'un troisième employé est "décrit comme ayant participé au massacre d'un kibboutz où 97 personnes sont mortes" - apparemment le kibboutz Be'eri, qui a été ravagé le 7 octobre.

Le Times indique que le dossier détaille les noms, les coordonnées et les postes au sein de l'UNRWA des 12 personnes, et affirme que 10 des employés de l'UNRWA en question sont membres du Hamas, tandis qu'un autre appartient au Jihad islamique palestinien.

Le rapport indique que les renseignements d'Israël sont basés sur le suivi des téléphones de six des personnes, le suivi des appels téléphoniques d'autres personnes qui auraient discuté de leur implication dans l'attaque, et des messages textuels reçus par trois autres personnes, dont un lui ordonnant d'apporter des RPG stockés à son domicile.