20 mars 2025
En Belgique, le Premier ministre présente sa “réforme de l’Etat”, le Kern botte en touche sur la question des investissements dans la Défense, et les négociations à Bruxelles sont toujours bloquées.
Le Premier ministre Bart De Wever a présenté sa note d’orientation politique en matière institutionnelle hier.
La réforme de l’État qu’il ambitionne de mettre en œuvre n’ira pas dans le sens d’une “réfédéralisation”. Le Premier ministre a défendu le développement de politiques asymétriques en matière de santé et de marché du travail. "On va le faire", a-t-il assuré. Il s’est dit “convaincu” que "cela apportera des améliorations pour tout le monde."
Enfin, Bart De Wever (N-VA) souhaite procéder "le plus tôt possible" à la révision d’un article de la Constitution, qui prévoit une procédure pour sa modification. "Je rêve de faire cela avant l’été."
En Belgique, le Kern qui s’est réuni hier sur les investissements à réaliser en termes de Défense, ne s’est pas mis d’accord.
“Il n’y a pas d’accord pour le moment, c’est regrettable mais on a encore un peu de temps”.“J’ai confiance dans notre capacité de trouver une solution”, assure pourtant le ministre de la Défense Théo Francken. Au vu de la nouvelle donne géopolitique, le ministre N-VA souhaite que la Belgique atteigne cette année encore les 2% du PIB consacrés à la Défense. “C’est crucial pour notre capacité opérationnelle et notre crédibilité internationale”, a affirmé Théo Francken.
Le gouvernement devrait transmettre un budget au parlement à la mi-avril.
A Bruxelles, la crise politique se poursuit : les six partis se sont réunis hier, mais sans l’Open VLD. Prochaine réunion, lundi 24 mars.
La réunion entre négociateurs bruxellois, à laquelle l'Open VLD n'a pas répondu présent, s'est conclue sans accord, même si une piste a été mise sur la table.
Dans cette formule, deux axes sont possibles. Dans celui proposé par le MR ce mercredi en réunion, Groen, Vooruit et l'Open VLD sont au gouvernement, et la N-VA obtient le poste de commissaire de gouvernement. Dans l'autre, l'Open VLD se retrouve dans l'opposition, et c'est le CD&V qui se retrouve au gouvernement. Ces pistes sont toutefois bancales: le PS et la N-VA les ont déjà refusée à plusieurs reprises lors de précédents épisodes de négociations.
Les 7 partis se réuniront de nouveau en début de semaine prochaine pour essayer de dégager un accord.
Christophe De Beukelaer (Les Engagés) a estimé que la clé des prochains jours se trouvait entre les mains des socialistes et des libéraux “qui devraient reprendre des contacts pour rétablir une confiance passablement érodée entre eux”.

