22 novembre 2023
Les députés du gouvernement fédéral se réunissent aujourd’hui en commission des Relations extérieures de la Chambre. Au programme : appel à la libération des otages, accès à l’aide humanitaire et sanctions contre Israël
Le texte discuté correspond avec la position prise par le gouvernement belge. Jusqu’à présent, la Belgique avait plaidé pour un “cessez-le-feu humanitaire”, le texte demande maintenant “un cessez-le-feu immédiat” et statuerait pour une solution à deux États.
Il est également question de sanctions contre Israël tant que dure le blocus de Gaza. La majorité est divisée et les discussions houleuses, notamment entre le MR, d’une part, les écologistes et les socialistes de l’autre dont la vision diffère.
Michel De Maegd du MR a rappelé qu’“Israël a subi une attaque terroriste existentielle (...) Israël a le droit de défendre sa population, son État en respectant le droit international”, ajoutant “Il n’y a aucune paix possible avec le Hamas, ce mouvement terroriste et génocidaire doit être éradiqué”.
Interrogée sur sa note de politique étrangère, Hadja Lahbib, la ministre des Affaires étrangères, (MR) a rappelé ses trois priorités incluant le respect du droit international y compris humanitaire, la protection des citoyens belges et la création de couloirs humanitaires, ainsi qu’un processus de négociation de paix”. Elle ajoute qu’une possible “reconnaissance de l’État de Palestine” pourrait se faire mais “à un moment opportun”. Aux yeux du PS, c’est insuffisant, estimant que l’accord de gouvernement la situe “au moment opportun”.
Pour ce qui est des sanctions, elles ne sont pas possibles juridiquement sur le plan bilatéral, et seraient d’ailleurs “inefficaces” conclue-t-elle.
Malgré ces divisions, la Belgique est l’un des pays européens “les plus progressistes” à l’égard de ce conflit, selon les mots du directeur Moyen-Orient des Affaires étrangères, Hubert Cooreman, devant la commission des Relations extérieures de la Chambre.

