01 septembre 2023
Le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA) a été très clair à l'approche de la rentrée scolaire, vendredi, au nord du pays: seul le néerlandais doit résonner en classe et dans les cours de récréation.
Pourtant, 44% des enfants veulent pouvoir parler leur langue maternelle pendant les pauses, ressort-il d'une enquête menée auprès de 11.000 enfants par l'association flamande Vlaamse Scholierenkoepel (VSK).
Le ministre nationaliste flamand a déposé un plan d'action pour imposer l'usage unique de la langue de Vondel à l'école. Selon le directeur de la Scholierenkoepel, Mauro Michielsen, les élèves ont bien conscience que la maîtrise du néerlandais est très importante. "Ils sont toutefois partisans d'une approche positive des autres langues, en particulier dans un contexte scolaire multilingue", nuance t-il.
Ainsi, 44% voudraient pouvoir parler une autre langue que le néerlandais durant les pauses, 33% n'ont pas d'avis sur la question. Parmi les élèves allophones sondés, plus d'un enfant sur deux (55%) est même favorable à cette tolérance linguistique et un quart (25%) ne se prononce pas.
Quelques jours après 900.000 petits francophones, c’est la rentrée pour plus de 1,2 million d’élèves flamands qui retrouvent l’enseignement, où le manque de professeurs se fait de plus en plus criant.
Au total, 3200 places restent toujours vacantes soit 20% de plus que l’an dernier, dénombre le VDAB, l’agence flamande de l’emploi. Néanmoins, ce dernier ne reprend pas tous les postes disponibles dans l’enseignement, ce qui signifie que la pénurie de profs est plus importante encore. À une semaine de la rentrée, une école sur quatre cherchait ainsi toujours un enseignant, au bas mot. Pendant les vacances d’été, au moins un enseignant a en effet décidé de ne pas rempiler dans un établissement sur dix.

