12 octobre 2022
Alors que des frappes russes massives ont été menées sur l’Ukraine, le G7 s’est réuni hier en urgence.
Les bombardements russes d’une ampleur inégalée depuis des mois sur Kiev et d’autres villes ukrainiennes ont été au centre des discussions des membres du G7.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky était aussi présent par visioconférence.
A l’issue de cette réunion d’urgence, les dirigeants du G7 ont promis de demander des comptes au président russe Vladimir Poutine.
« Nous condamnons ces attaques de la façon la plus véhémente possible et rappelons que les attaques aveugles contre des populations civiles innocentes constituent un crime de guerre », ont déclaré les membres du G7 dans un communiqué.
Les chefs d’Etat et de gouvernement du G7 ont également déploré la stratégie russe d’escalade délibérée, y compris la mobilisation partielle des réservistes et la rhétorique nucléaire irresponsable, qui mettent en péril la paix et la sécurité mondiales. Ils ont mis en garde Moscou en réaffirmant que toute utilisation d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires par la Russie aurait de graves conséquences.
Les dirigeants ont aussi brandi la menace de nouvelles sanctions contre la Russie.
« Nous continuerons d’imposer des coûts économiques supplémentaires à la Russie et aux individus qui soutiennent son attaque contre l’Ukraine » ; c’est ce qu’ils ont dit.
Les pays du G7 s’en sont aussi pris à Minsk, après l’annonce de la création d’une force militaire commune avec Moscou qui constitue l’exemple le plus récent de la complicité de la Biélorussie avec la Russie dans la guerre en Ukraine.
« Nous réitérons notre appel aux autorités de Biélorussie à arrêter de permettre aux forces armées russes d’utiliser leur territoire pour agir contre l’Ukraine », c’est encore une fois ce qu’ils ont dit avant d’assurer une nouvelle fois au président Zelensky leur soutien financier, humanitaire, militaire et diplomatique aussi longtemps qu’il le faudra.
Les membres du G7 ont enfin déclaré attendre avec intérêt les résultats de la conférence internationale d’experts sur le rétablissement, la reconstruction et la modernisation de l’Ukraine qui se tiendra le 25 octobre prochain.
Cette conférence d’experts à laquelle doit notamment participer la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, doit se tenir à Berlin.
Dans ce contexte, la France va renforcer sa présence militaire sur le flanc est de l’Otan, en Roumanie, avec des chars et des blindés.
La France déploiera également des renforts en Estonie. C’est en tout cas ce qu’a annoncé hier le ministre français des Armées, Sébastien Lecornu qui a fait valoir lors d’une audition devant la commission de défense du Sénat que cette décision du président Emmanuel Macron de rehausser la posture française défensive sur le flanc est de l’Europe a été prise au regard de la situation sur le flanc oriental de l’Otan et de la violence des combats en Ukraine.
Il faut savoir que la France est nation-cadre d’une mission de l’Otan en Roumanie, qui compte actuellement 350 soldats français ainsi que des belges et des néerlandais.
Et Paris s’apprête à doubler dans le courant du mois de novembre ses effectifs sur place avec une douzaine de véhicules blindés d’infanterie et une douzaine de chars Leclerc.

