05 décembre 2022
L’embargo de l’Union européenne sur le pétrole brut russe entre en vigueur ce lundi.
Frapper Moscou au portefeuille sans subir un contrecoup social trop important. C’est l’un des défis de l’Union européenne depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, fin février.
Dernière mesure en date, l’embargo sur le pétrole brut russe entre en vigueur ce lundi afin de tarir une source de financement de la guerre. A ce jour, plus une goutte d’or noir venue de Russie ne sera admise sur le sol européen, du moins par voie maritime.
Une première salve qui devrait être suivie le 5 février 2023 par de nouvelles sanctions, cette fois sur les produits pétroliers transformés, notamment le diesel.
De leur côté, les pays de l’OPEP + ont maintenu dimanche le statu quo sur les quotas de production décidés en octobre.
Sur le terrain, les combats ont ralenti, une tendance qui pourrait se poursuivre pendant l'hiver, selon le renseignement américain
Selon les services de renseignement américains, les combats en Ukraine ont ralenti, et cette tendance devrait se poursuivre pendant l'hiver, rapporte la BBC.
Selon Avril Haines, directrice du renseignement américain, cela ne voudrait pas dire que la résistance ukrainienne faiblit. Le ralentissement des combats serait plutôt dû à la nécessité des deux armées de se rééquiper et se reconstituer, ce qui laisse présager une contre-offensive au printemps.
Elle s'est dite toutefois sceptique quant à savoir si les Russes allaient vraiment être prêts pour cela.
La directrice des renseignements a également confirmé que la plupart des combats se déroulent dans les régions de Bakhmut et de Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, mais qu'ils avaient ralentis depuis la prise ukrainienne de Kherson.
Selon les renseignements américains, Vladimir Poutine ne serait pas tout à fait conscient des difficultés vécues par ses soldats sur le terrain.

