22 novembre 2022
En Ukraine, le parquet général ukrainien a annoncé hier avoir trouvé quatre sites de torture utilisés par les Russes à Kherson avant leur retraite forcée de la région.
Oui et de son côté, le Kremlin a promis de châtier les responsables de la mort d'un groupe de soldats russes en Ukraine, dénoncée par Moscou comme une exécution, alors que Kiev affirme que ces militaires ont été tués après une fausse reddition.
Une frappe russe a par ailleurs fait un mort et trois blessés à Kherson, selon le chef adjoint de la présidence, Kyrylo Tymochenko, qui n'a pas donné plus de détails.
"À Kherson, les procureurs continuent d'établir les crimes de la Russie : des sites de torture ont été établis dans quatre bâtiments", c’est ce qu’a indiqué le parquet ukrainien sur Telegram.
Toujours selon le parquet, les enquêteurs ukrainiens se sont rendus dans quatre immeubles, notamment des centres de détention provisioire d'avant-guerre, où, lors de la prise de la ville, les occupants ont illégalement détenu des personnes et les ont brutalement torturées. Des morceaux de matraques en caoutchouc, une batte en bois, un appareil utilisé par les occupants pour électrocuter les civils, une lampe à incandescence et des balles (...) ont été saisis".
« Les travaux visant à établir les lieux des chambres de torture et de détention illégale se poursuivent", c’est ce qu’a encore affirmé le parquet général ukrainien, en précisant vouloir identifier toutes les victimes.
Depuis la libération de Kherson le 11 novembre dernier, Kiev a dénoncé à plusieurs reprises les crimes de guerre et les "atrocités" russes dans la région de Kherson. Moscou n'a, à ce stade, pas réagi à ces accusations.

