Un rapport de l'ONU confirme les violences sexuelles perpétrées par le Hamas le 7 octobre.


05 mars 2024

Pramila Patten, représentante spéciale de l’ONU pour les violences sexuelles dans les conflits, déclare que les otages détenus à Gaza par le Hamas ont probablement fait l'objet de "violences sexuelles, de viols, de tortures sexuelles et de traitements cruels, inhumains et dégradants" et que son bureau pense que ces traitements se poursuivent aujourd’hui encore.

Présentant un rapport de 24 pages sur les crimes sexuels perpétrés par le Hamas le 7 octobre, Mme Patten déclare qu'il existe des "informations claires et convaincantes" selon lesquelles des otages emmenés à Gaza ont été violés et qu'il y a des "motifs raisonnables" de croire que les otages qui s'y trouvent encore sont toujours maltraités.

Elle affirme également qu'il existe des "motifs raisonnables" de croire que des "viols et des viols collectifs" ont eu lieu le 7 octobre dans "au moins trois endroits", le festival Nova, le kibboutz Re'im, et la route 232.

Les preuves, dit-elle, indiquent que la plupart des victimes en question ont été "d'abord violées puis tuées", ainsi que "deux incidents de viol de cadavres de femmes".

Elle note que le festival de musique a été le théâtre de "meurtres de masse brutaux" et que de nombreux corps ont été largement brûlés, tandis que d'autres ont été retrouvés "entièrement ou partiellement déshabillés, ligotés et abattus".

Elle déclare avoir passé deux semaines et demie en Israël et en judée samarie et avoir rencontré 33 institutions israéliennes, 34 témoins, dont des survivants, des otages libérés, des secouristes et d'autres personnes, mais n'avoir rencontré aucune survivante de violences sexuelles, précisant qu'on lui a dit que le petit nombre de survivantes encore en vie suivait un "traitement spécialisé pour leurs traumatismes".

Son équipe a également visionné 5 000 photos, et "quelque 50 heures d'images" des attaques du 7 octobre.

Le ministère des Affaires étrangères israélien « a salué ce matin la reconnaissance explicite par un responsable de l’ONU des crimes sexuels commis par le Hamas » lors de ses massacres du 7 octobre en Israël. 

« L’ONU reconnaît et signale une tendance au viol, à la torture et aux abus sexuels. » peut-on lire dans le communiqué du ministère qui réitère également son appel au Conseil de sécurité de l’ONU à déclarer le Hamas comme un groupe terroriste et à lui imposer des sanctions.

Un épisode qui intervient alors que lundi, l’Etat hébreu avait rappelé son ambassadeur aux Nations unies, Gilad Erdan, pour dénoncer le « silence » du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur les violences sexuelles du Hamas le 7 octobre. 

Israël accuse l’ONU d’avoir tenté d’étouffer le rapport relatant les viols et les agressions sexuelles lors de l’attaque du mouvement islamiste, ce qu’a vivement démenti M. Guterres.