05 octobre 2023
En France, une conférence intitulée ”Colonisation et apartheid israélien, quel avenir pour les Palestiniens” devait se tenir ce jeudi sur le campus de l’Université Lyon 2. Elle a finalement été annulée après une large polémique.
L’invitée d’honneur de cette conférence devait être Maryam Abu Daqqa, représentante de l’organisation du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP).
Rappelons que le FPLP a été reconnu comme organisation terroriste en Israël mais aussi par l’Union européenne, les Etats-Unis ou encore le Canada.
Dès la publication de cet événement, le CRIF et un certain nombre de députés français dont Meyer Habib et Eric Ciotti se sont insurgés contre la présence d’une représentante d’une organisation terroriste sur un campus universitaire français. Ils ont adressé un courrier à Sylvie Retailleau, la ministre de l’Enseignement supérieur, afin qu’elle fasse interdire la tenue de cette conférence.
”L’antisémitisme n’a pas sa place en France, encore moins dans nos universités !”, a écrit Meyer Habib.
L’université Lyon 2, qui avait d’abord considéré «que la personne invitée ne faisait pas l’objet d’une procédure juridique ou d’une interdiction de présence sur le sol français», a finalement demandé aux organisateurs de la conférence «de renoncer à inviter Madame Abou Daqqa».
«Nous veillerons bien entendu à la stricte application de cette décision», a assuré la direction de Lyon 2. Une projection de film pourrait avoir lieu et devrait être surveillée de près.
Pour le CRIF, il s’agit d’une victoire, mais il pose tout de même la question de savoir comment une représentante d’une organisation terroriste a pu aussi facilement entrer sur le sol français et tenir une série de conférences.
Rappelons qu’il y a quelques mois, le maire de Lyon, Eric Doucet (EELV) avait invité le terroriste palestinien Salah Hamouri à participer à une conférence pour célébrer les 30 ans des accords d’Oslo, intitulée ”Trente ans après la signature des accords d’Oslo, regards sur la Palestine”. Suite au tollé provoqué par cette invitation, le maire avait fait machine arrière.

