06 mars 2025
En France, une étude de l’IFOP commandé par le Crif et la Fondation Jean-Jaurès met en lumière un « antisémitisme ordinaire » alarmant en milieu scolaire.
Il en ressort qu’en 2024, il y a eu quatre fois plus d’actes antisémites à l’école que sur l’année scolaire précédente. 51 % des élèves ont déjà entendu dire du mal des Juifs de la part d’élèves de leur établissement.
1 élève sur 4 considèrerait acceptable au moins l’un des propos suivants : « ne fais pas ton feuj » (à propos d’un élève qui ne veut pas prêter, payer ou partager), « sale sioniste », ou encore « Hitler, il aurait pu finir le travail »…
16 % des élèves refuseraient de nouer certaines relations amicales ou sentimentales avec des élèves de religion juive. Ce chiffre passe à 37 %, si ledit élève affiche son soutien à Israël.
Afin de parer à cette tendance, les élèves juifs seraient 21 % à dissimuler leur origine ou judéité. Par ailleurs, 14 % des élèves témoignent avoir vu « des élèves juifs qui quittaient ou évitaient un établissement parce qu’ils ne s’y sentaient pas en sécurité ».
L'ensemble de ces données seront présenté lors du colloque « L’École de la République à l’épreuve de la montée de l’antisémitisme » qui aura lieu aujourd’hui au Sénat, en présence d'Élisabeth Borne, ministre française de l'Éducation nationale.

