09 septembre 2026
En Belgique, le PTB a convié Hasan Piker, figure de l’extrême gauche démocrate américaine, à son événement ManiFiesta. Il est pourtant régulièrement accusé d'antisémitisme, et est même devenu encombrant pour son propre parti.
À Ostende, les 12 et 13 septembre prochain, Hasan Piker montera sur la scène de ManiFiesta, un festival politique belge organisé par le PTB. Le parti le présente comme "l'influenceur progressiste le plus populaire des États-Unis". Il doit y parler de la montée de l'extrême droite, de la guerre à Gaza et de la crise de l'ordre international. Pourtant, aux États-Unis, son nom soulève de nombreuses réticences.
Car Hasan Piker, "HasanAbi" sur Twitch, n'hésite pas à enchaîner les discours controversés.
Ami avec Alexandria Ocasio-Cortez et le maire de New York, Zohran Mamdani, il s'affiche aussi aux côtés d'Abdul El-Sayed, candidat progressiste à la primaire démocrate pour le Sénat dans le Michigan, alors que plus de trois millions de personnes suivent aujourd'hui sa chaîne de streaming, qu'il a transformée en tribune politique
Depuis plusieurs années, Hasan Piker est régulièrement accusé d'antisémitisme, ce qu'il rejette. Son antisionisme, lui, est assumé. Il estime notamment que l'association entre judaïsme et soutien à Israël est dangereuse. Il a déclaré que si les Juifs américains continuaient à donner l'image d'être "exclusivement investis en Israël", quelqu'un finirait par "agir, non pas contre l'État d'Israël, mais contre les Juifs américains". Des déclarations qui ont provoqué des condamnations jusque dans le camp démocrate.
En 2019 déjà, il avait fait scandale en lançant sur Twitch : "L'Amérique méritait le 11-Septembre. Tant pis, je le dis."
Pour une partie de la gauche américaine, il est la voix d'une jeunesse progressiste qui juge le Parti démocrate trop centriste. Pour les autres, il incarne les dérives d'une gauche radicale dont les outrances peuvent devenir un boulet électoral.
